Accéder au contenu principal

Philippe Poutou à la rencontre des Sobrena à Brest


 
Philippe Poutou, candidat du NPA à l'élection présidentielle au local du NPA à Brest, mardi 28 février. (Photo : Marc Gidrol)

Olivier Le Pichon, à droite, avec un salarié de la Sobrena, expliquant la situation de l'entreprise de réparation navale à Philippe Poutou à gauche, mardi 28 février. (Photo : Marc Gidrol)

Philippe Poutou à gauche en discussion avec les représentants de la Sobrena, dont Olivier Le Pichon à droite, mardi 28 février. (Photo : Marc Gidrol)

Philippe Poutou, à gauche en discussion avec les représentants de la Sobrena, dont Olivier Le Pichon à droite, mardi 28 février. (Photo : Marc Gidrol)

Le candidat du NPA était à Brest mardi 28 février 2012. Sa venue était dominée par la Sobrena, l’entreprise de réparation navale civile en difficulté depuis le mois de septembre dernier. Il a rencontré les représentants syndicaux des salariés de cette entreprise, dont Olivier Le Pichon,  vers 18 h 20 dans la permanence locale du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), après un entretien donné pour la chaîne Tébéo et avant une réunion publique avec les militants et sympathisants du NPA à la maison des syndicats à 20 h 30.

Les salariés de la Sobrena ont pu expliquer pendant près de trois quarts d’heure la situation préoccupante de leur entreprise et de la réparation navale civile dans le bassin d’emploi de Brest depuis le mois de septembre. Car outre que la Sobrena concerne directement 250 emplois, sa disparition mettrait en péril en même temps environ un millier d’emplois induits. 

Olivier Le Pichon a retracé devant Philippe Poutou l’historique de la crise de la Sobrena depuis septembre 2011, quand l’entreprise a été mise sous administration judiciaire et que le patron, M. Meunier est parti. Puis, les actions menées par le personnel depuis comme les manifestations, dont celle du 18 novembre « qui avait rassemblé de nombreux Brestois », rappelle Olivier Le Pichon. Ou comme la pétition organisée à la fin de l’année dernière et qui a recueilli environ 23 000 signatures d’après le délégué local de la CGT. Depuis la mise en redressement judiciaire de l’entreprise le 13 décembre, trois industriels se sont présentés pour reprendre l’affaire. Ce sont le groupe Eiffage, spécialisée dans les énergies marines renouvelables, Gibdock, groupe américain présent en Espagne et l’hollandais Damen, « groupe de réparation navale connu dans le monde entier ». M. Le Pichon a bien insisté sur le savoir faire civil de la Sobrena transmis par le compagnonnage, car aucune formation n’existe pour cette activité. 

Philippe Poutou lui a demandé : « Combien de temps ça peut durer comme ça ? C’est dingue parce que le patron s’est cassé. Visiblement c’était déjà plus ou moins prévu ». Olivier Le Pichon lui répond alors que pour l’appel d’offres, « les courtiers vont chercher les bateaux à réparer mais les armateurs peuvent couper la pompe si ils se disent qu’il y a un danger à envoyer des bateaux à réparer dans tel endroit ». Avec la concurrence libre et non faussée, la Sobrena est directement en concurrence avec les ports de Pologne ou d’autres pays à plus bas coût de salaires. « Toutes les aides publiques doivent être conditionnés à l’emploi, car chaque année plusieurs millions d’euros sont investis dans la réparation navale », énonce M. Le Pichon. « Nous, on exige 0 licenciements, car l’activité répond à un besoin ». « Et le candidat du peuple ? » demande  Philippe Poutou. « Sarkozy, puisqu’il se présente lui-même comme le candidat du peuple », précise le candidat trotskyste à Olivier Le Pichon surpris. Celui-ci répond : « On se méfie d’une intervention présidentielle ». 

Philippe Poutou témoigne à la fin de la rencontre de sa propre expérience : « Nous, on était dans une usine de fabrication de boîtes de vitesse pour voitures (ABFEN) et on demandait 0 licenciements et on a eu une sacrée victoire ». Il apporte aussi sa pierre au combat des Sobrena : « Nous, on ne va pas vous faire le coup de Sarko, pas plus que celui de Hollande. Beaucoup de choses dépendent d’en bas. On est solidaires de ce que vous proposez. Moi, ce que je peux faire c’est en parler à la télé ». 

Après cette réunion avec les représentants de la Sobrena, le candidat du NPA était attendu à la maison des syndicats pour une réunion publique. Philippe Poutou est en effet un candidat qui a au moins un point commun avec ses concurrents dans la course présidentielle, un emploi du temps chargé. En effet, on peut dire qu’il est « overbooké grave », car le matin même il était à Carhaix, pour rencontrer le personnel de l’hôpital et Christian Troadec, le maire de la ville du centre Bretagne avant un passage sur Tébéo. 

Marc Gidrol

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

« Colère de Brest ! L’humain d’abord » dévoile sa liste.

Les 10 premiers candidats de la liste "Colère de Brest ! L'humain d'abord", samedi 15 février, devant les marches de la mairie de Brest. Comme prévu, la liste « Colère de Brest ! L’humain d’abord » a dévoilé la composition de sa liste, notamment les 10 premiers noms, samedi 15 février. Voici ceux-ci : Quentin Marchand, 28 ans, Assistant d’éducation, quartier du Centre. Christine Panaget-Le Roy, 52 ans, Salariée association, quartier du Pilier-Rouge. Julien Delbende, 39 ans, Sans emploi, quartier du Centre- Saint Michel. Josette Brenterch, 62 ans, Retraitée de l’Éducation nationale, Bellevue. Hubert Casel, 57 ans, Ingénieur, Recouvrance. Sylvie Gourmelen, 62 ans, Aide Soignante, Recouvrance. Antoine Larfaoui, 22 ans, Étudiant, quartier de Saint-Martin. Anne-Marie Alayse, 63 ans, Cadre de recherche, Bellevue. André Garçon, 60 ans, Technicien Télécom, Saint-Marc. Monique Le Guillou, 63 ans, Retraitée Conseillère Principale d’Éducation, Centre. Noto

Bernadette Malgorn réouvre sa permanence

Après  deux mois de confinement et l'arrêt brutal de la campagne des élections municipales le 17 mars dernier, la candidate de la droite et du centre brestois, Bernadette Malgorn, son équipe de campagne et ses colistiers font savoir que sa permanence réouvre, dans le respect des gestes barrières et avec l'obligation de porter un masque, par un communiqué de presse retranscrit ci-dessous  : Réouverture de la permanence de Bernadette Malgorn "Brest, c'est vous!" Dans le respect des règles de deconfinement, la permanence de Bernadette Malgorn "Brest, c'est vous", 33 rue Traverse, réouvre du lundi au vendredi, de 10h à 12h et de 15h à 17h. Les personnes qui souhaitent accéder à la permanence doivent porter un masque. Du gel hydroalcoolique est mis à disposition. Les contacts avec l'équipe de Bernadette Malgorn continuent par téléphone au 06 45 98 74 73, et par mail: bernadette.malgorn2020@gmail.com

Biocoop au cœur de Pontanézen

La nouvelle boutique Biocoop Europe, rue Daumier à Pontanézen. La boutique Biocoop Europe à Pontanézen a ouverte mardi 12 novembre 2013 à 13 h 00. D’une superficie de 660 m² , elle propose à la vente tout ce qui relève de l’agriculture biologique : fruits et légumes, épicerie fine, biscuits et chocolats, fromages et produits laitiers, vins, cosmétiques, mais aussi des livres sur ce mode de production alimentaire, imprimé sur du papier issu de forêts gérées durablement pour être écologique jusqu’au bout des ongles. A ce sujet, tous les produits vendus ici sont locaux. Le client peut trouver aussi des produits issus du commerce équitable.  Une partie du personnel du magasin posant pour la photo.                                        La responsable du magasin, Elisabeth Abiven, informe que celui du quartier de l’Europe à Pontanézen fait partie du réseau de coopératives Biocoop qui comprend en tout 50 magasins dont deux autres à Brest, un rive droite boulevard de Plymo